Ces montagnes et ces plaines sont un berceau et un marchepied

Ces montagnes et ces plaines sont un berceau et un marchepied

Ces montagnes et ces plaines sont un berceau et un marchepied. Chaque fois que vous passez dans ces champs où vous avez enseveli vos ancêtres, regardez les bien, et vous verrez vos enfants et vous-mêmes dansant la main dans la main. En vérité, vous engendrez souvent la gaieté sans même le savoir.
D'autres sont venus à vous, à qui vous avez donné la richesse, le pouvoir et la gloire en échange de promesses dorées, faites aux dépends de votre foi. Je vous ai donné moins qu'une promesse, et pourtant vous avez été encore plus généreux envers moi. Vous m'avez donné ma plus profonde soif de la vie.
Certainement, aucun présent n'est plus grand pour un homme que celui qui transforme tous ses desseins en lèvres desséchées et toute la vie en fontaine. Et en cela résident mon honneur et ma récompense -
Car chaque fois que je viens boire à la fontaine, je trouve l'eau vive elle-même assoiffée ;
Et elle me boit tandis que je la bois. Certain d'entre vous m'ont trouvé trop fier et trop timide pour recevoir des présents. Je suis en effet trop fier pour recevoir un salaire, mais non pour recevoir un présent.
Et bien que j'aie mangé des baies parmi les collines, alors que vous m'auriez voulu assit à votre table,
Et dormi sous le portique du temple, alors que vous m'auriez hébergé avec joie,
N'était-ce pas cependant votre adorable souci de mes jours et de mes nuits qui a rendu la nourriture agréable à ma bouche, et revêtu mon sommeil de visions ? Pour ceci surtout je vous bénis :
Vous avez beaucoup donné et vous n'en savez rien. En vérité, la gentillesse qui se regarde dans un miroir se pétrifie, Et une bonne action qui s'appelle par des noms tendres devient comme une malédiction.
Et certains d'entre-vous m'ont trouvé distant, et ivre de ma propre solitude,
Et vous avez dit, "Il s'entretient avec les arbres de la forêt, mais pas avec les gens.
Il s'assied seul au sommet des collines et regarde de haut notre cité."
Il est vrai que j'ai gravi les collines et marché en des lieux éloignés.
Comment aurais-je pu vous voir, sinon d'une grande hauteur ou d'une grande distance ?
En vérité, comment peut-on être proche, sinon en étant loin ? Et d'autres parmi vous m'ont appelé, sans le dire en paroles, et ont dit : "Etranger, étranger, amoureux des hauteurs inaccessibles, pourquoi résides-tu dans les sommets, où les aigles font leur nid ?
Pourquoi cherches-tu ce qui ne peut être atteint ?
Quelles tempêtes veux-tu prendre dans tes filets ?
Et quels oiseaux éphémères chasses-tu dans les cieux ?
Viens et soit des nôtres.

# Posté le samedi 21 juin 2008 07:59

Louanges â Dieu, la bonté même; Toi Seul détiens la connaissance.

Louanges â Dieu, la bonté même; Toi Seul détiens la connaissance.
Louanges â Dieu, la bonté même; Toi Seul détiens la connaissance.
Certains prennent pour de la peur le respect qu'on leur témoigne.
Tu ne vins pas à moi pour une question d'honneur, l'air déterminé; c'était par jalousies accumulées; car j'ai fait beaucoup d'envieux.
Je te croyais mon allié et fier de moi; en réalité, tu creusais des fosses me menant à l'abîme Quand ce serait de ta part de l'avidité, tu devrais avoir honte. Tu sais combien de mers j'ai traversées et parcouru de contrées. Toi avec ton air maussade, toi qui fais les premiers pas en ce monde, [Sache que] tes pareils n'ont connu ni la vie, ni ses joies.
Qu'ont-ils donc pu voir ? Un jeune pigeon ne doit pas trichera; un ramier expérimenté est capable de fureur. Ton plumage est (encore) vulnérable, bonté divine ! Retourne-t'en, ou tu le regretteras; ton bec ne peut lutter, tes ailes sont fragiles; ne tiens plus de propos violents qui ne te conviennent pas, ne tiens plus le langage de la colère et du dépit. Un jeune pigeon ne doit pas tricher - n'est-ce pas ? Retourne à ton gîte et dis à ceux qui t'ont envoyé qu'ils manquent d'éducation.
Tu es un jeune pigeon chétif, n'est-ce pas ? Retourne à ton gîte et dis à ceux qui t'ont envoyé qu'ils manquent d'éducation. Tel brandit l'épée, jouant au héros, Se vantant sans cesse d'être sans pareil, et, si tu restes silencieux et te montres complaisant, il te considère d'emblée comme un âne bâté ou une serpillière.
Tel se présente, tourmenté par la faim, et dévore [tout] à pleines dents.
Rien ne saurait le rassasier, ni cent plats, ni mille louches. (a suivre)
# Posté le dimanche 01 juin 2008 15:24
Modifié le mercredi 04 juin 2008 17:10

Malheur à qui construit sa muraille sans fondations !

Malheur à qui construit sa muraille sans fondations !
Malheur à qui construit sa muraille sans fondations !
Malheur à qui se mêle au combat sans épée !
Malheur à qui prend la mer sans capitaines !
Malheur à qui escalade les cimes sans cordée !
Me voilà déçu par mes amis qui étaient jadis et ma fierté et mon orgueil.
Leurs ongles et leurs dents m'ont marqué de leur venin.
Ils ont aboyé après moi, tels des êtres hargneux.
Ils accueillent leurs amis avec des paroles de bienvenue, mais leurs âmes sombres sont dépourvues de tendresse.
Ils ont des cours plus durs que la pierre, des visages rigides pareils aux cadenas d'acier à l'épreuve des chocs.
Par Dieu, on ne respecte plus les dévots.
C'est ainsi qu'on traite les hommes en ce monde d'illusions.
C'est ainsi que le destin détruit toute nation.
Les jours se succèdent, à la saveur tantôt amère, tantôt douce ou tantôt infernale; tel jour se partage entre bien-être et quiétude.
L'homme demeure sous la protection du Dieu Munificent, Eternel.
Chaque matin, il prie son Seigneur de lui accorder paix et bien-être.
Celui qui se fie à son ennemi doit avoir l'½il exercé; s'il évite le premier coup, il sera anéanti par le second.
# Posté le samedi 31 mai 2008 07:27

Ne selle ta monture qu'après avoir mis le mors

Ne selle ta monture qu'après avoir mis le mors
Ne selle ta monture qu'après avoir mis le mors et fais un noud solide, réfléchis bien avant de parler, tu ne connaîtras aucune honte. C'est par le regard que l'oeil évalue ; c'est auprès du cour de l'aimé qu'un cour cherche refuge ; l'homme sage est attiré par les bonnes actions et fuit les mauvaises. Ô mes amis, que faire pour m'en sortir ? Quelle est donc l'issue ? Quiconque m'écoute est stupéfait de mon histoire. Cesse tes reproches, censeur. Pourquoi me blâmes-tu ? Si tu avais éprouvé la morsure de ma passion, mes pleurs t'arracheraient des larmes. Le prince de l'amour m'a provoqué et a décidé ma mort ; dégainant son épée, il m'a ordonné de lui obéir : quel grand malheur pour moi ! Face à des épées tranchantes, des lances et un corps d'armée, je ne puis que me rendre et me soumettre, s'il daigne me faire grâce. Puisque je lui tiens tête, pourquoi me plaindre ? Je n'ai plus rien à dire. Ô mes amis, ma passion est déchaînée, la cruelle se fait désirer ;l'épée de l'amour a tranché mon cour et personne ne s'en est aperçu ; aucun médecin n'a su me réconforter ni aucun Tâleb me conseiller.
# Posté le lundi 19 mai 2008 07:31

Le silence de ce monde

Le silence de ce monde
Le silence de ce monde bruyant l'ennuyait à mort
Et le calme apaisant de l'autre semblait être sa seule aspiration ;
Aujourd'hui elle a vaincu la vie, elle se repose, elle dort ;
Sa récompense est paix, sa demeure est consolation.
Toi qui coules des larmes, ne vois-tu pas que tu la troubles ?
Peux-tu lui apporter plus de consolation que le Seigneur ?
Alors pries, tes prières pour elle seront comptées double ;
Dans le berceau de la mort c'est un enfant noble de c½ur.
Le vrai mérite n'est pas de savoir vivre, mais de savoir mourir ;
Ceux qui y sont parvenus, avec tristesse nous regardent courir
Ils savent que si nous savions nous les rejoindrions en ch½ur
Et la peur des chimères nous éloigne du chemin des Fleurs
Alors que certains y sont précipités de force par leurs semblables,
Elle, Dieu a fait d'elle au paradis une fleur adorable.
Repose en paix DJAMILA nous ne savions pas ta vraie valeur
Repose en paix pour toujours tu resteras dans nos c½urs
# Posté le dimanche 18 mai 2008 07:15
Modifié le lundi 19 mai 2008 07:02